La Haute Cour du Botswana entre dans l'histoire: permet aux femmes d'hériter du domicile familial

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Mère africaine bébé-par UNFPA Sawiche WamunzaLa Haute Cour du Botswana a annulé un droit coutumier qui empêchait les femmes d'hériter du domicile familial, le qualifiant de «système inacceptable de domination masculine».

Edith Mmusi, 65 ans, et ses deux sœurs ont mené une bataille juridique de cinq ans contre leur neveu qui a déclaré qu'il était le propriétaire légitime de leur maison.


Le juge a jugé le 12 octobre que la loi contrevenait à la constitution, qui garantit l'égalité entre les hommes et les femmes.

«À mon avis, l'exclusion des femmes de l'héritage est conforme à la logique du patriarcat, qui réserve aux femmes des positions de servitude et de subordination», a déclaré le juge de la Haute Cour Key Dingake. «Une telle exclusion ne constitue pas seulement un traitement dégradant, mais constitue une atteinte à la dignité humaine.»

Le procureur général représentant le gouvernement du Botswana a fait valoir que, bien que la loi sur les successions soit discriminatoire, «l'humeur publique» ne soutenait pas encore son abrogation.

Les militants régionaux des droits de l'homme ont exprimé l'espoir que cette affaire ne serait pas seulement un jalon au Botswana, mais qu'elle créerait également un précédent pour les pays voisins aux prises avec des problèmes similaires. L'Open Society Initiative pour l'Afrique australe l'a décrit comme «un énorme coup de pouce à la lutte pour l'égalité des sexes».


Edith Mmusi a salué l'affaire comme «une belle journée pour nous».

(LIREla histoire de la BBC )